Blockchain et E-learning : générez des certificats authentiques, traçables et inaliénables

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Comment savoir si une attestation de formation est vraie ou fausse ? A l’heure où les fraudes à l’apprentissage se multiplient dans le cadre du CPF, de la DPC ou des OPCO, il est urgent de résoudre ce problème afin d’éviter que les compétences validées en ligne perdent en crédibilité. La technologie blockchain pourrait faire partie de la solution tant attendue afin de garantir l’authenticité des certificats et des données d’apprentissage qui y sont liées.

Alors, qu’est-ce que la blockchain ? Quelles sont ses applications pour l’apprentissage en ligne ? Comment cette technologie permet de garantir un haut niveau de transparence et d’inaliénabilité des données ? Nos consultants font le point sur cette technologie et ses impacts révolutionnaires pour le secteur du digital learning.

La vision d'un monde économique sans intermédiaire

Avant d’expliquer c’est quoi la blockchain, nous commencerons par expliquer la raison de sa création.

Imaginons que Jean veuille envoyer de l’argent à Salma. Il ne pourra pas le lui envoyer sans compter sur une partie tierce, à savoir une banque où il doit avoir un compte pour réaliser un ordre de virement. La banque vérifiera alors que les fonds existent bien avant d’effectuer l’opération à destination du compte de Salma. La banque a alors un rôle d’intermédiaire et représente ce qu’on appelle un « tiers de confiance », c’est-à-dire une personne de confiance physique ou morale habilitée à effectuer des opérations de transmission et de stockage. Dans ce cas, il s’agit d’une personne morale habilitée à envoyer les fonds de Jean et à les déposer sur le compte de Salma. Cette société tierce a le pouvoir de consulter le contenu de votre compte, de le modifier, de le bloquer, d’utiliser vos données dans un cadre marketing et de limiter l’utilisation de votre compte selon leur politique en vigueur. 

Tout l’enjeu de la blockchain est donc de contourner ce système traditionnel afin de pouvoir effectuer des transactions de tout type sans passer par un intermédiaire qui a le pouvoir d’imposer ses propres règles ou d’exploiter nos données comme il l’entend.

La blockchain permet, entre autres, de transférer de l'argent sans passer par un tiers de confiance comme une banque ou Paypal, par exemple.

Comment se matérialise la blockchain ?

La Blockchain est surtout un grand livre de comptes dans lequel toutes les transactions effectuées sur un réseau, sont écrites et enregistrées. En fait, c’est une énorme base de données publique. Bien qu’elle soit publique, toutes les transactions sont anonymisées. Personne ne peut voir qui a effectué quelle transaction. Vous pouvez juste connaître la nature de la transaction.

Pour l’utiliser, chaque utilisateur va créer son « Wallet » personnel, c’est-à-dire une portefeuille virtuel qui est directement installé sur votre téléphone ou votre navigateur. Ce portefeuille permettra d’échanger des actifs numériques avec d’autres utilisateurs. 

Une transaction sur la blockchain se déroule comme schématisé ci-dessous. Cela peut sembler très technique en apparence mais ce qui est important de retenir c’est que votre transaction ne sera validée que grâce aux autres blocs de la blockchain. C’est pour cette raison que certaines personnes font du « minage » en mettant à disposition leurs blocs pour participer aux efforts de calcul et de validation des transactions d’autrui. Après chaque transaction ces mineurs sont récompensés automatiquement via des micro-frais qui se paient dans la cryptomonnaie liée à la blockchain. 

Le but de notre article n’étant pas d’approfondir les aspects techniques, nous vous invitons à consulter cet article d’IBM pour plus d’informations sur le fonctionnement d’une blockchain. A noter avant d’approfondir vos connaissances que les blockchains ne fonctionnent pas toutes de la même manière.

L'accès à la blockchain est public. La validation de la transaction ne prend pas plus de 10 minutes. Une fois enregistrée dans un bloc, il est impossible de la modifier.

Une gouvernance démocratique

Une blockchain se gouverne habituellement à travers une DAO (une organisation autonome décentralisée). Les décisions d’une DAO sont régies par une communauté organisée autour d’un ensemble spécifique de règles appliquées par les contrats intelligents émis de la blockchain. Les DAO sont donc détenues et gérées collectivement par leurs membres. Elles ont des trésoreries intégrées qui ne sont accessibles qu’avec l’approbation de leurs membres. Les décisions sont prises par le biais de propositions sur lesquelles le groupe vote pendant une période déterminée.

L’idée de base est de créer une infrastructure entièrement démocratisée dans laquelle toutes les parties prenantes partagent les décisions sur ce qu’elle doit contenir et comment elle doit évoluer. Le cas d’utilisation idéal est une structure avec plusieurs parties prenantes qui ne se font pas confiance mais qui partagent le souhait d’avoir une entité impartiale qui peut assurer le traitement de données à fortes valeurs ajoutées. C’est le cas d’une certification qui n’a de la valeur que si elle est reconnue au sein de plusieurs entités ou d’un système de paiement. 

Est-ce que cela signifie qu’en tant qu’utilisateur d’une blockchain, vous pourrez prendre part à des décisions concernant son évolution ? Oui ! Vous serez en mesure de vous connecter sur des plateformes de vote grâce à votre wallet qui validera que vous êtes bien détenteur d’un actif numérique (comme un certificat de formation) reposant sur la blockchain concernée.

La blockchain est au coeur des enjeux du digital learning

Que ce soit pour sécuriser la traçabilité de la chaîne d’approvisionnement ou bien pour authentifier les objets et les œuvres de collection, la blockchain est déjà en train de révolutionner plusieurs secteurs dans le monde entier, et celui de la formation ne sera pas en reste. Cette avancée technologique entraînera dans son tourbillon les écoles, les universités, les organismes de formation, les entreprises et les apprenants en transformant les relations qui les lient et les périmètres d’action de chacun. Voici comment👇

1. Le stockage et suivi des données d’apprentissage

La technologie de la blockchain a une approche non destructrice pour suivre les changements de données au fil du temps. Elle peut donc servir à suivre la progression des apprenants et garder une traçabilité des formations suivies ad vitam æternam.

2. Des certificats numériques grâce à la smart certification

Un deuxième avantage à utiliser la blockchain dans le eLearning est la possibilité de créer des certificats de formation sécurisés. Ces certificats peuvent contenir des métadonnées encodées dans la blockchain, telles que le nom du formateur, le sujet de la formation, le nombre d’heures passées en formation, les différents scores obtenus, etc. Une fois ces données inscrites dans un bloc, ils sera impossible de les modifier. Suite à cela, un numéro ou une suite de caractères seraient générés et associés au certificat de formation ou au diplôme, attestant ainsi de leur authenticité.

3. Des contrats intelligents pour délivrer les certificats et les diplômes intelligents

Un « smart contract », dont les règles régissant les modalités d’obtention d’un certificat sont encodées dans une blockchain, permettra de délivrer un certificat intelligent à l’apprenant automatiquement après la complétion d’une formation, sans l’intervention du formateur, de l’organisme de formation, du département RH ou de l’université.

4. La cryptomonnaie comme récompense pour réduire le taux d’abandon

La mise en place d’un système de gamification avec comme gain une cryptomonnaie reçue à la fin de chaque cours comme récompense pourra motiver les apprenants à compléter leur formation.

Transparence et lutte contre les fausses attestations

Depuis 3 ans, nombreux sont les scandales de falsification de documents et de fraudes aux subventions qui secouent les acteurs de la formation en France : arnaques au CPF, fausses feuilles d’émargement mais aussi faux apprenants créés sur mesure pour obtenir davantage de subventionsA travers une blockchain indépendante, les OPCOs (opérateurs de compétences) chargés de financer les projets de formation des entreprises pourraient accéder directement au registre des opérations sur la blockchain :  formations effectuées, feuilles d’émargement, temps passé… Chez Dokeos, nous sommes convaincus que la Blockchain répond à cette problématique urgente. La transparence qu’elle amène bénéficiera à tous les acteurs de la formation car elle augmentera la crédibilité et la valeur des attestations obtenues en ligne.

La blockchain regorge de possibilités dans le secteur de la formation digitale. Mais, l’opportunité qu’elle représente est en réalité davantage cruciale pour nos libertés. De manière plus large, nous pensons qu’elle ouvre un futur dans lequel nous serons individuellement maîtres de nos données, au sein d’un monde économique sans pouvoir central et dont les intérêts seront enfin ceux d’une majorité d’utilisateurs. Démocratie participative, transparence, propriété des données… tout cela semble amener une vraie révolution digitale que certains ont nommé le web3.

Une question concernant l’adoption de la blockchain dans votre organisation ? Les experts et consultants de Dokeos sont à votre disposition pour vous accompagner dans votre transformation digitale. Contactez-nous !

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