La course à l’IA au Learning Tech

Dokeos Learning technologies

Les 28 et 29 janvier, tout l’écosystème du e-learning était réuni à Paris à l’occasion du Salon Learning Technologies. Une semaine après cet évènement incontournable, l’heure est venue d’en tirer des enseignements sur les enjeux concrets des formateurs et des apprenants, sur le marché, sur l’évolution de l’offre. Un élément saute aux yeux, c’est l’IA omniprésente. Plus sous l’angle technologique, moins pour les usages pédagogiques.

L’offre IA est pléthorique

87. Le chiffre est étourdissant. Au Learning Technologies (en seulement deux jours), on pouvait compter 87 conférences qui portaient sur l’IA : génération de contenus, chatbots pédagogiques, assistants conversationnels, automatisation à grande échelle, migrations, etc.

L’IA : un nouveau standard

L’intelligence artificielle était dans toutes les bouches, sur tous les stands, présente dans toutes les conférences. Beaucoup plus qu’en 2025 où l’IA était seulement un buzzword. En 2026, les éditeurs et autres acteurs sont passés à la vitesse supérieure. Et nous en mettent plein les yeux et oreilles. Un peu trop ?

L’offre IA des LMS, outils auteurs, ERP, TMS est pléthorique, les possibilités sont immenses. La révolution de l’IA est clairement enclenchée. Le mot magique est utilisé à toutes les sauces : automatisations, agents, coach. Et les promesses marketing sont innombrables : gain de temps, pédagogie renforcée, immersion… Peu de plateformes se distinguent d’ailleurs par une IA réellement différente. Clairement, la grande majorité des plateformes ont relativement passé ce cap du gadget, de l’effet Whaou et peuvent proposer à leurs utilisateurs une offre diversifiée et innovante.

L’IA invisible, la vraie maturité ?

Comment en est-on arrivé là ? Et quelles sont les possibilités d’évolution dans les prochaines années ? Aujourd’hui, « les acteurs n’ont plus le choix sur l’IA et se posent la question du comment » explique Philippe Lacroix, co-fondateur de ILDI, cabinet de conseils e-learning et de digitalisation. Et celui-ci constate pourtant : « Il y a peu de produits qui ont une couche IA globale » sur toutes les strates de leur logiciel. L’intérêt, c’est que « l’IA ait une vue globale sur ce que l’utilisateur est en train de faire, le projet, le parcours complet, que ça soit les étapes de travail ou le parcours pédagogique. »

La conséquence de cette offre pléthorique est contre-intuitive. Devenue un standard, l’IA ne sera bientôt plus un argument marketing. Et Philippe Lacroix d’illustrer son propos : « Dans ma cuisine, mon grille-pain est électrique, mon four est électrique, ma plaque de cuisson est électrique, mon frigo est électrique. On sait très bien qu’il y a de l’électricité derrière tous ces appareils. » Et ce n’est donc plus un sujet. L’IA sera une commodité. Le pionnier du e-learning rejoint ici Michel Diaz l’éditeur de la e-learning letter qui déclarait en 2025 : « plus l’IA est invisible et utile, plus elle est efficace. Les meilleures plateformes ne mettent pas l’IA en vitrine. » déclarait Michel Diaz en 2025, en se basant sur une étude Fosway.

L’offre de l’IA en formation est abondante. Pourtant, reste un questionnement : y-a-t-il réellement une demande ? « Les fonctionnalités IA sont plutôt demandées par les ingénieurs et concepteurs pédagogiques plutôt que par les formateurs » explique Philippe Lacroix qui mentionne notamment Autrice, l’outil auteur IA. Cela revient à se poser une nouvelle question : quels sont les enjeux de la formation en 2026 ?

Le “featurisme” : beaucoup de démos, moins d’enjeux métier et de pédagogie

« Le grand enseignement du salon, c’est la course au featurisme » estime Julien Paquet, Marketing Advisor de Dokeos.

Le risque du « featurisme »

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Chaque entreprise, chaque logiciel a mis en avant ses spécificités, ses nouvelles fonctionnalités (features en anglais) notamment sur l’IA. Par exemple, un LMS a montré son tout nouvel outil de quiz, de création de formation avec l’aide de l’IA, des vidéos, du texte, de l’audio, de l’immersive learning, inspirées des neurosciences, etc. Sans s’intéresser au positionnement, aux enjeux réels des clients, à leurs problématiques métiers, aux différents marchés, aux secteurs d’activités.

Pourtant, les visiteurs du Learning Technologies ne se sont pas déplacés pour acheter un logiciel qui crée des quiz sur mesure. Qu’ils soient formateurs dans un CFA ou Directeur formation d’une grande entreprise, ces visiteurs se déplacent pour répondre à leurs enjeux premiers et objectifs professionnels. Le Conseil d’administration d’une entreprise ne souhaite pas un LMS avec l’IA. Ce qu’il souhaite, c’est la création d’un programme de formation pour monter en compétences ses collaborateurs à moindre coût dans un cadre réglementaire pour obtenir des subsides. En clair, le produit tech reste un moyen pour arriver au but final, la fin en soi, qui est toujours la formation.

« C’est ce qui m’a frappé particulièrement au salon. Je pense que le featurisme est très dangereux pour les entreprises » continue Julien Paquet. Celles-ci se focalisent sur leur logiciel, leurs produits et pas assez sur le marché et sur les besoins exprimés par le marché. La force du positionnement sectoriel sera encore plus importante durant les années à venir, face à la montée de grands acteurs de l’IA, prédit-il.

Technocentrisme ou pédagogie ?

« Actuellement on est “fou-fou” avec les fonctionnalités IA au détriment des usages, c’est plus une faiblesse marketing que fonctionnelle » confirme Philippe Lacroix. Au-delà du positionnement, la technologie n’a pas réponse à tout. Ce n’est pas en empilant des fonctionnalités, que l’on forme mieux et que les apprenants montent en compétences. « Une IA devient réellement utile en formation lorsqu’elle est pensée comme une brique au service d’un parcours pédagogique, et non comme une finalité » déclare Raphael Droissart, co-fondateur de EdFlex dans un article sur la déception de l’IA en formation.

C’est exactement l’approche choisie par Dokeos LMS. Depuis plus de 18 mois, nos équipes produit ont longuement questionné le marché et surtout nos clients. Quels sont vos enjeux ? De quoi avez-vous besoin ? Quels sont vos pain points ? Avez-vous besoin d’aide à la conception ? A l’administration et aux tâches chronophages ? A l’analyse de votre reporting statistique ? Cela nous a permis de dévoiler lors du salon une IA que l’on souhaitait avant tout utile. Pour en savoir plus sur notre offre IA.

La maturité de l’approche Best-of-Breed

Troisième point, c’est la compréhension de l’écosystème de l’approche « best-of-breed » ou en Française « meilleur des mondes ». Concrètement, cela consiste à choisir les meilleurs outils spécialisés pour chaque besoin (ERP/TMS, LMS, outil auteur, signature, SIRH…), plutôt que d’exiger une solution unique, un logiciel RH Tout-en-1. L’enjeu n’est plus d’avoir une plateforme “plein de modules”, mais un écosystème cohérent : des outils experts, bien intégrés, qui partagent les bonnes données et fluidifient les processus. S’il  y a encore « ce fantasme de l’outil meilleur que tous les autres, et qui remplit toutes les tâches, c’est plus par facilité » témoigne Philippe Lacroix. En effet, l’outil tout-en-1 souffre souvent d’une complexité et d’une lourdeur, incapable de s’adapter aux enjeux métier précis de chaque segment. Très peu d’outils existent sur le marché pour remplir parfaitement toutes les tâches RH et formation à destination d’un organisme de formation ou du corporate.

Beaucoup d’organisations ont déjà un ERP/TMS (Dendreo, Ypareo…), un outil auteur (Autrice…), parfois une brique de signature ou un SIRH. Au Learning Technologies, les visiteurs le confirmaient : ils ne cherchaient pas “un outil qui fait tout”, mais un LMS capable de se connecter à leur écosystème existant, sans friction. « La spécialisation des outils est effectivement bien comprise, mais ce qui préoccupe les grands comptes, c’est de pouvoir créer un écosystème logiciel intégré et cohérent. »

Chez Dokeos, cette approche est au cœur de notre stratégie : nous développons un écosystème de partenariats et d’intégrations pour offrir une expérience fluide : moins de ressaisies, des remontées d’informations automatiques, une navigation simplifiée, tout en laissant à chaque outil son rôle d’expert.

Le Learning Technologies renforce notre conviction : l’avenir ne se joue pas à celui qui aligne le plus de fonctionnalités, mais à celui qui comprend le mieux les usages réels. L’IA restera un sujet majeur, mais sa valeur dépendra toujours de trois ingrédients : un positionnement clair, des intégrations solides, et des bénéfices concrets pour les équipes formation.

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